Théâtre : Désolé pour la moquette
Aujourd’hui ça va parler théâtre les amis ! Ulike et Les Théâtres Parisiens Associés ont eu pitié de mon manque d’inspiration chronique et m’ont proposé d’aller voir Désolé pour la moquette au théâtre Antoine.
J’ai sauté sur l’occasion car j’avais envie de voir cette pièce de Bertrand Blier mais aussi parce qu’une soirée au théâtre ne se refuse pas.
Enfin ça dépend remarquez. Mais pas là en l’occurrence. Parce que c’est le genre de pièce où je me dis immanquablement en sortant « je devrais faire ça plus souvent ».
S’offrir une soirée au théâtre n’est pas toujours chose aisée, le prix des places pouvant s’avérer rédhibitoire. Les Théâtres Parisiens Associés regroupent 50 théâtres privés de la capitale réunis pour faciliter l’accès de leurs salles aux spectateurs en proposant des réductions et des opérations spéciales. Initiative que je trouve à titre personnelle intéressante car si vous suivez un peu ce blog, vous savez que j’aime voir les artistes sur scène.
Et la pièce sinon ? Pour faire court : j’ai bien aimé. L’histoire ? Une nouvelle loi vient d’être promulguée : il a été décidé que les trottoirs seraient désormais habillés de moquettes pour rendre la vie « plus douce » aux SDF. Particularité : riches et pauvres se partagent cette moquette, les uns dans leurs maisons chaudes et rassurantes, les autres dans le froid de la rue.
Autour d’une scénographie particulière, plutôt désincarnée – ce qui ajoute à l’étrangeté de la situation – les acteurs nous jouent cette satire sociale où la richesse côtoie la misère et où la peur de la solitude hante chaque personnage. Evidemment cela interpelle.
Je craignais que le sujet ne soit un peu trop glauque. Il n’en est rien. D’abord parce que le texte et la mise en scène sont signés Bertrand Blier. Dans une langue extrêmement vivante, les répliquent frappent juste et fort.
Et aussi parce que Désolé pour la moquette est magnifiquement porté par sa distribution, avec en tête Myriam Boyer et Anny Duperey. Un régal, je vous le disais plus haut, de pouvoir voir à l’œuvre ces artistes, d’autant que cette fois, j’étais placée au premier rang.
Et hop, une petite vidéo si vous voulez en savoir plus sur Désolé pour la moquette au théâtre Antoine :







Depuis Les Côtelettes, je respecte Bertrand Blier au plus haut point ! On avait organisé une pièce de théâtre dans le showroom de L’Edito, écrite et mise en scène par Marie-Ange Munoz. Ca me donne envie de le faire plus souvent.
Ah oui ? Mais vous faites tout à l’Edito ;-)
Effectivement ça donne envie d’y aller ! Et pourtant, je ne fais pas partie des inconditionnels de Betrand Blier, mais pour Myriam Boyer, je ferais volontiers le détour !
Bon, je vais voir si parmi les spectacles proposés par les Théâtres Parisiens Associés, il n’y aurait pas une opération spéciale pour aller voir la comédie musicale “Rendez-vous”, avec entre autres Kad Merad. Les critiques sont mitigées, mais j’ai envie de me faire ma propre idée.
ça te dirait ? C’est jusqu’au 30 novembre.
Moi non plus, je ne connais pas si bien Blier finalement (à part le cinéma) mais effectivement Boyer est formidable.
Why not “Rendez-vous”, on peut déjà jeter un œil. J’ai aussi très envie de voir “Chien chien” à l’Atelier et “Interview” au Studio des Champs-Élysées.
Ca me parait bien sympa ! j’espère qu’ils vont partir avec en tournée, et pas qu’en France ; )
L’occasion d’une suggestion aux TPA ;-)
Bonjour, j’ai été moins convaincue par le texte mais les comédiens sont bien: surtout Myriam Boyer qui porte la pièce. Heureusement qu’elle est là. Duperey est moins à l’aise. D’aller au théâtre est toujours un plaisir, et quand en plus, on est invité… Bonne journée.
Bienvenue Dasola.
Boyer est plus immédiatement dans le personnage c’est vrai, Duperey on a tendance à la “retrouver”, moi je l’aime beaucoup donc ça ne me gêne pas.
Annie Duperey est brune maintenant ?
Le reportage donne envie d’aller voir la pièce.
Tu as eu de la chance d’être aux premières loges. Je pense qu’on vit encore plus intensément la pièce quand les comédiens sont juste sous notre nez.
Mais Anny Duperey est toujours brune non ?
Oui c’était vraiment bien. J’avais déjà été au premier rang pour “La dame aux camélias” avec Adjani et je me souviens que ça m’avait dérangé : j’avais l’impression d’être dans la sphère intime des acteurs. Là pas du tout.
Rien à voir mais j’ai acheté “D’autres vies que la mienne” ce matin en pensant à toi.
J’ai rarement le réflexe théâtre, et je le regrette à chaque fois que j’y vais. C’est vraiment idiot, je suis bien placée pour connaitre la valeur du spectacle “vivant”, pourtant…
Cordonniers, chaussures, proverbe, tout ça. Merci d’avoir donné envie !
Oui il parait les cordonniers les chaussures toussa toussa quoi ! ;-)
j’adore le théatre, c’est un des trucs qui me manque le plus en tant qu’expat, ce post me frustre d’autant plus! si ca continue, tu va me couter cher en billets Thalys, car entre le théatre et l’expo Basquiat, je vais finir par me l’offrir cette virée parisienne…
Pour l’expo Basquiat tu as un peu de temps je pense.
ah bah là et c’est bien la première fois, je ne suis pas du tout d’accord avec toi ! J’ai vu la pièce en septembre lors des “premiers aux premières” et j’ai trouvé ça consternant de vulgarité !
franchement ça dérape, et je me suis ennuyée terriblement…
je suis de plus en plus déçue par les théâtres privés !
par contre j’ai vu Zabou Breitman dans “La compagnie des spectres” de Lydie Salvayre au théâtre Monfort et franchement c’est d’un haut niveau, superbe ! aucune comparaison avec désolé pour la moquette….
Ah donc tu connaissais le site des TPA…
C’est vrai que la pièce est particulière, j’avais vu un extrait à la télé et je craignais le pire. Et puis finalement je me suis laissée prendre. Effectivement je ne dirais pas que c’est la meilleure pièce que j’aie jamais vue mais j’ai aimé la connivence entre les comédiens et le public notamment.
Je ne savais même pas que Zabou Breitman était sur scène pour autre chose que de la mise en scène ces temps-ci. Je la rajouterais bien à ma “to do list” mais j’ai de plus en plus l’impression que cette liste va rester à l’état d’envies hélas…