Lucky star
Salut les gens !
Je sors de ma retraite spirituelle – d’ailleurs je constate que personne ne s’est inquiété – parce qu’hier j’ai eu une conversation qui m’a fait réagir et je me suis dit que je devais partager cela avec vous.
Une personne proche de moi (je préserve volontairement son anonymat) me parlait de son parcours personnel et professionnel avec un sentiment légèrement désabusé on va dire. Je connais bien ce genre d’humeur, c’est moi qui ai inventé le concept.
Donc en substance il en ressortait que soit on est d’une génération pourrie qui n’arrive pas à avancer, soit on est des ratées tout simplement (j’ai un problème d’ultra-conscience rappelez-vous, je ne sais pas me voiler la face).
Cette personne, que nous appelleront X, m’a demandé si je pouvais citer des exemples de parcours qui me font rêver. Oui je peux donc il y a des réussites enviables, du moins de mon point de vue.
Attention, envie ne rime pas avec jalousie. Quand le talent / un esprit brillant / le travail sont là, je trouve le succès mérité. En revanche la réussite des gens moyens me fait toujours réagir. Je ne vous parle pas du succès des idiots, là ça me met hors de moi.
Parce que moi je me trouve assez moyenne comme fille. Moyenne dans plein de trucs mais jamais excellente. Vous savez un peu la fille « à peu près », « tu y étais presque », « un peu plus et c’était toi ».
Et je me demandais, qu’est-ce qui fait que ces autres, pas forcément plus malignes, y arrivent mieux. « Elles sont canons et bien gaulées » m’a répondu X. Mouiii. Mais qu’est-ce qui fait que certain(e)s sont toujours au bon endroit au bon moment et d’autres pas. Est-ce que c’est une histoire de bonne étoile ? De choix bons ou mauvais ? De réseau ? De caractère ?
Bon là, je sens qu’il faut que je redresse la barre car vous allez finir par me considérer comme une looseuse totale. Ceci est une réflexion intense de jours « sans ». Dans ces moments-là, je me dis que tout ce cirque n’a quand même rien d’éclatant surtout au regard des efforts engagés. Parfois on aimerait juste que ça pétille plus. Voire que ça déchire grave !
Bon sur ce je vous laisse, il faut que je réfléchisse à ma place dans l’univers.








bah dis donc! si c’est pas une crise existentielle ça?! mais je te pardonne parce que j’ai plus ou moins fait la meme hier… non mais franchement, tu crois qu’on a un problème?! on devrait se remettre à Bowie, voire s’en remettre à Bowie tiens! ;-) have a nice day!
Est ce que tu as lu « le bonheur d’être soi » de Moussa Nabati ? je te le conseille pour Noël^^
La réussite (c’est quoi d’ailleurs,) et le bonheur sont deux choses distinctes… Bon courage, tu vas retrouver la confiance, tu es bien plus que moyenne!! intellectuellement parlant … pour le reste je ne sais pas!
Bon,ben, si je peux te rassurer, ou être solidaire, je me trouve aussi moyenne ! Mais c’est déjà mieux que nulle, pas bonne ou médiocre, non ?
Et puis normalement, il y a de la place pour tout le monde du travail (en théorie, je sais). Pour les bons et les moins bons. C’est le principe même de la société qui se veut égalitaire et diversifiée.
Je pense, comme X te l’a fait remarquer que certaines personnes ont des facilités pour réussir car elles ont été dotées par mère nature d’un physique plus qu’avantageux et il est indéniable que c’est un énorme avantage pour briguer certains emplois. Je pense aussi que d’autres, qui pourraient être toi ou moi, sont nés dans la bonne famille, connaissent les gens qu’il faut, bref, ont une bonne étoile. Je ne veux pas dire par là que j’en ai une mauvaise au-dessus de ma tête, mais qui sait ce qui peut m’arriver dans 2, 5 ou 10 ans ? Et puis notre réussite à nous est peut-être autre que sociale.
J’en arrive à devenir philosophe : il faut apprendre à ce contenter des petits bonheurs qui nous entourent et qui font notre richesse.
Ça n’empêche pas qu’il faut savoir se bouger et essayer de « s’élever ».
Pour moi, en ce moment, ce sont les jours « stress » : inscription au Pôle Emploi qui s’éternise car il me manque des papiers et je ne peux toujours pas m’inscrire à ma formation car j’attends encore un autre papier… Pffff ! En plus, avec les fêtes, ça va tourner au ralenti…
J’ai hâte que ça bouge moi aussi !
Moi je pense que c’est juste savoir saisir les opportunités. Bon parfois, aucune opportunité ne se présente. Dans ce cas il faut les provoquer, j’imagine !
Par contre je pense que c’est une drôle de tournure d’esprit de rechercher le succès à tout prix. Ca fait un peu « besoin éperdu de reconnaissance », non ? Donc j’imagine que ces personnes qui veulent absolument faire parti des « grands » ont peut être un problème d’estime de soi (complexe de supériorité ou d’infériorité) enfin toujours est-il que c’est pas la joie non plus chez eux ! Attention je parle bien des gens qui n’ont pas particulièrement de mérite à être là ou ils le sont !! (être belle et bien foutue n’est pas un mérite)
Flou : en plus je suis même pas en pleine crise existentielle ahahah ! Oui on a un problème, where’s David ?
Sylvie : non pas lu mais à vrai dire c’était une réflexion, je me pose moins ce genre de questions… pour l’instant ;-) (mais je note quand même).
Céline : entièrement d’accord avec ce que tu dis et suis persuadée que ta philosophie est la bonne. Courage pour tes démarches, je sais que ça peut-être usant…
France Garnier : yes tu as raison. Assez d’accord, ce besoin de « succès » est à mon avis un mauvais tour de l’ego. Enfin depuis que j’ai vu le thema d’Arte sur les « origines du monde » je suis calmée ahahah !
j’allais un truc drole mais en fait non, donc voila mon petit grain de sel sur la reussite: je pense qu’on a reussi quand on est heureuxp our soi, et pas pour les autres.
Eh bien je vois qu’on se ressemble dans ce type de réflexion. A un moment de ma vie où je ne savais pas vraiment quoi devenir, je me posais cette question. Pourquoi, elle, elle a réussi et pas moi ? Pourquoi elle a ça et pas moi ?
J’ai remarqué aussi que j’avais tout en retard par rapport à certaines de mes amies ou de mes connaissances. Et ça m’a beaucoup ennuyer. Mais maintenant, je me dis que c’est ma vie qui est comme ça point. On avance tous à notre rythme et tant pis pour les « on » qu’on croit juge.
Je comprends ce que tu veux dire, pour être également passée par là. A un moment donné, j’ai eu des question sur le mode : « à quoi bon ? » Et notamment : « à quoi bon faire tant d’études et avoir bossé comme une furie si c’est pour galérer dans l’accès à l’emploi de mon choix ? » Dans certaines situations, se poser ces questions est plutôt sain. Sinon, ça veut dire qu’on accepte n’importe quoi, n’importe quelle condition sociale. Une réserve, simplement, sur ce que tu écris : tu ne dois pas analyser ta « responsabilité », tu n’es pas en cause. C’est le contexte économique et politique (le sort qui est fait aux diplômés) qu’il faut remettre en cause. Et il faut le redire : c’est toujours plus difficile pour les femmes, toutes les statistiques le montrent.
Tiens bon, tu finiras par y arriver même si, pour le moment, tu en doutes.
heu… des questionS
Personnellement je me trouve tout à fait extraordinaire.
Bon sang, je suis comme toi ! Je suis pas mauvaise, plus que moyenne…mais jamais bonne, jamais la meilleure, jamais géniale !
En ce moment, dans ma réflexion, j’en suis à me dire que c’est une histoire d’état d’esprit et d’assurance, qui fait que tu y arrives, ou non. J’en suis là pour l’instant…
Bon, OK, je me dénonce, je suis X !!! (ici, je me fais soudain l’effet d’une invitée de Delarue avec une perruque type crazy horse, des lunettes de soleil et une voix à l’hélium)
Effectivement, c’est une question qui me tarabuste à intervalles réguliers. En période creuse, j’arrive à apprécier des bonheurs simples (avoir un job, un toit, à manger, des amis) sans me mettre la rate au court-bouillon. Et à d’autres moments, très étrangement, souvent en hiver – et les fêtes, je n’en parle même pas -, avec un taux d’ensoleillement minimum, en période de grève, cette mauvaise mélancolie s’abat sur moi et j’ai vraiment l’impression de m’agiter vainement depuis des années pour pas grand chose et oui, de ne pas avoir « accompli » quelque chose. Dans mon cas, proche du tien, ça coïncide (enfin si on peut parler de coïncidence) avec une période de remise en cause professionnelle, une difficulté à se projeter tout en sachant qu’en l’état, ça ne peut plus durer.
D’après mes constatations, c’est une interrogation qui touche beaucoup de trentenaires – hommes et femmes. C’est un genre de mid-life crisis, je pense, le moment où on se dit « c’est maintenant ou jamais » – dans le genre, je me colle pas la pression !!
Pour ce qui concerne les attributs physiques, dans l’exemple qui nous préoccupait hier, c’était particulièrement prégnant ; une certaine écurie de journalisme audiovisuel, dont les critères de sélection sont bien décrits dans cet article d’Agora Vox :
« Ce n’est pas par hasard que ces sirènes (hommes et femmes) soient choisies pour raconter les nouvelles du monde à leur façon. Elles sont à elles-seules des leurres d’appel sexuel qui n’ont pas leur pareil pour capter l’attention et surtout la retenir en captivant le téléspectateur au point de le scotcher à son écran (…) Elle vise aussi, dans un second temps, à sidérer le téléspectateur au point de rétrécir son champ de perception à une fascination à la fois visuelle et auditive qui le rende insensible au contenu intelligible des paroles. Peu importe, a-t-on souvent répété, les balivernes que peuvent débiter une jolie fille ou un beau garçon : sous l’empire de leur grâce, elles ne sont plus perçues. Tel est un des sens du paradoxe de Mac-Luhan, « Le médium est le message » : fait pour diffuser l’information ou la recevoir, le médium qu’est une jolie fille ou un beau garçon devient à lui tout seul l’unique message que reçoivent ceux qu’ils captivent, quelles que soient les paroles qu’ils prononcent. »
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/miss-france-les-sirenes-du-66344
Si je peux me permettre, dans la vie il vaut mieux être nul que bon. Même pas moyen. Car ainsi, en étant nul, on ne peut que progresser et aller dans le bon sens sans risque de déprime.
C’était la pensée nulle du jour mais je progresse, je progresse.
Baraginie : pas mal ce mantra :-)
FaFa : oui et je crois surtout qu’il faut arrêter de se comparer aux autres, c’est totalement improductif.
Madame Kévin : sans vouloir jouer ma victime féministe de base, clairement c’est plus compliqué pour les femmes.
Eve.G : on n’est jamais mieux servi que par soi-même !
Kahlan : et une histoire de sérénité intérieure probablement.
Bonnie : t’as bien fait de venir car tu as exprimé ta pensée mieux que moi, tout le monde commençait à croire que je suis dépressive ! J’avais omis la notion de « maintenant ou jamais ».
Ça me fait plaisir que tu parles de Mac Luhan, ça me rappelle plein de souvenirs…
philbret : c’est pas faux ;-)
Ah j’aime bien la pensée de Philbret !
Bon sinon, on est tous forcément excellents quelque part, sauf que comme on le fait sans y mettre un effort particulier, on ne s’en rend même pas compte ! Et puis après il faut que ce talent coïncide avec tes orientations professionnelles, tes valeurs, la conjoncture et le calendrier lunaire. Autant dire que ce n’est gagné pour personne ! Et puis tout d’un coup, sans trop bien savoir pourquoi on n’a qu’à de baisser pour ramasser les lauriers du succès. C’est quand on ne cherche pas qu’on trouve CQFD. Tu en sais quelque chose, non ? ;-)
J’ai lu le bout d’article proposé par Bonnie. Et c’en est terrifiant de vérité !
Perso, niveau style, je préfére largement Mourousi à Ferrari (et par la même, je viens de comprendre pourquoi je ne regarde plus les JT) ! C’était nettement plus rock ! Avec les bimbo et les beaux gosses qui présentent les journaux de nos jours, l’actu en devient effectivement fadasse, tout paraît très lisse, formaté, léger.
Bientôt, on nous proposera des présentatrices (eurs) topless. Si, si ça existe déjà en Russie et comme on nivelle par le bas en ce moment, faut s’y attendre…
Vive la radio !
Moi aussi je me trouve moyenne en tout, et je fais des périodes de totale remise en question. C’est flippant mais ça ne dure jamais. Et j’ai des périodes où je me mets la pression, professionnellement j’entends.
Je me dis : « Bientot 30 ans, il serait temps de trouver un boulot dans lequel tu t’épanouies et en rapport avec ce que tu aimes nan ? ». Et puis j’ai toujours ce foutu besoin de me comparer aux autres, ce qui n’aide pas…
Et puis après je relativise et je suis contente d’avoir déjà un boulot, un appart, un amoureux, une famille et des amis que j’aime… Je passe d’un coup de baguette de la thérapie psy au pays des bisounours !!!
Concernant les journalistes aux physiques de mannequins, l’article d’Agora est très bon. J’avais fait mon mémoire sur les présentateurs du JT et j’avais forcément parler de la nouvelle génération LCI et ITélé… Exit les PPDA et Claire chazal, place à Ken et Barbie !!!
La mère Minos : touché !
Sinon le nivellement par le bas est aussi une de mes préoccupations ahahah ! Ceci dit d’accord avec toi, face à cette débauche télévisuelle et globale, je me réfugie vers la radio que re-découvre.
Isa Jones : bah tu vois passés 30 ans, on a les mêmes préoccupations, peut-être que ça ne passe jamais en fait !
Bon ok je déconne je suis pas extraordinaire.
Mais je dois vraiment pas être construites normalement parce que je ne me pose absolument pas ce genre de questions.
je pense que je me rapproche plus de la pensée de Baraginie : On a réussi quand on est heureux pour soi.
Ce serait donc un état d’esprit particulièrement variable dans la vie, et effectivement la correspondance avec l’âge est pertinente puisque c’est censé être maintenant (pour les trentenaires)que se décident beaucoup de choses dans la vie.
mais je suis persuadée qu’il y a 2 générations cette question se posait beaucoup plus tôt, puisque la moyenne d’âge des grands changements était plus basse.
Est ce que c’est donc un passage obligé de se demander ce qu’on vaut quand on regarde ce qu’on a accompli ?
je n’ai rien accompli de remarquable pour ma part, mais je suis persuadée que je réaliserai quelque chose dans ma vie, et ça suffit à me rendre heureuse.
Je ne serai pas la nouvelle star, ni une grande journaliste ni rien de tout ça parce que ce n’est pas ce que je projette en terme d’accomplissement.
Ce serait plutôt du genre ouvrir un salon de thé dans un coin sympa, ou avoir des enfants qui ne me font pas des crises d’ado horrible ce genre de trucs…
Peut être que du coup comme je ne me mets pas non plus la barre hyper haut (et ce n’est pas volontaire, c’est juste que mes envies sont finalement plutôt simples), je suis plus optimiste dans l’avenir.
Enfin bref, cette tartine pour dire qu’effectivement, j’ai la chance d’être plutôt heureuse et du coup je ne me remets pas en question. ouah le bol!
:)
par contre je ne suis absolument pas d’accord avec la phrase :
Peu importe, a-t-on souvent répété, les balivernes que peuvent débiter une jolie fille ou un beau garçon : sous l’empire de leur grâce, elles ne sont plus perçues
Pour moi, une fille indécemment belle (ou un mec) ne me fera jamais croire qu’elle ou il est plus intelligent que les autres.
j’accorde beaucoup plus de crédits aux gens « normaux » qu’aux gens beaux.
D’ailleurs laurence Ferrari elle lit un prompteur tous les soirs. Faut quand même pas avoir fait l’ENA pour faire ça.
Et d’ailleurs j’ai envie de dire également que justement on voit tellement de gens « beaux » à la télé, que ça ne nous émeut même plus.
Donc une fille belle et conne, ben c’est juste une fille belle et conne, et même qu’elle est un peu moins belle parce que justement elle est conne.
Et aussi je crois à fond au destin et à la claque à retard.
Ceux qui n’ont pas mérité ce qui leur arrive, ben y a un moment où ils se prendront une claque bien méritée.
j’ai même des preuves mais du coup je garde ça pour faire un post parce que je n’ai particulièrement pas d’inspiration en ce moment.
Eve, si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer !
Je suis d’accord avec toi à 100 % ! Mais pas avec la claque finale, non !
Tu crois vraiment que les mauvaises actions finissent toujours par se payer un jour ou l’autre et que les méchants meurent toujours dans d’atroces souffrances à la fin ?
Qu’est-ce que j’aimerais y croire !
Les méchants meurent c’est sûr, mais le plus souvent bien au chaud dans leur lit et les mauvaises actions sont dans la majorité récompensées. Et les filles belles et connes (enfin celles qui sont assez intelligentes pour le laisser croire) réussissent, oui.
Dans notre société, le mot d’ordre, c’est : »plus c’est gros, mieux ça passe ».
La célébrité est facile à trouver, il n’y a plus qu’à s’exposer, faire une ou deux singeries pour être reconnu par ses pairs. Mais à quel prix ? Le prix de son intégrité malheureusement ! Il n’y a qu’à regarder le petit journal : c’est sûr que c’est rassurant de se payer la tête de quelques imbéciles et starlettes avides de notoriété, mais rire de la bêtise d’autrui, ça n’efface pas pour autant la sienne.
Je trouve qu’il est de nos jours beaucoup plus difficile de vivre en respect d’autrui et de certaines valeurs. En prenant cette voie, la route est toujours plus longue car nous nous sommes constamment tentés de prendre des chemins de traverse.
Pour ma part, je crois que je pourrai dire que j’ai réussi ma vie, une minute et quart avant d’en finir avec. En attendant, je suis toujours sur le fil.
Il y a pas mal de parcours que t’aurais pu lui citer : Rachida Dati par exemple, elle est moche comme un pou, elle a de faux diplômes, mais elle y va à la force du culot, avec toute la bassesse du monde. Il y a aussi Eric Besson. Et pour un exemple un peu plus évolué, il y a Miss France.
Tu vas aller te ressourcer avec Kanye West dans un ashram en Inde? : )
Une précision : quand j’ai demandé à Bulles de me citer des parcours qui la font « rêver », ce n’est finalement pas la bonne expression. Je voulais dire plutôt : « si tu devais habiter la vie de quelqu’un, là, maintenant, tout de suite, tu prendrais qui ? »
Exemple : j’admire le parcours d’Obama, mais pas sûr que je prendrais sa vie. En fait, quand je fais l’exercice, je me retrouve dans assez peu de parcours, il y a toujours un moment où je sais que je ne serai pas en phase. Donc dans l’exemple sus-nommé de Dati ou Besson, on est carrément dans l’incompatibilité génétique, ou le rejet du greffon.
Réussir certes, mais se regarder dans la glace aussi, hein.
Eve.G : c’est beau j’ai envie de pleurer (c’est vrai je me moque pas). Tant de philosophie dans un esprit si jeune alors que la remise en question est mon sport favori… En même temps , comme je sais qu’on a une légère différence d’âge, je me demande si MA génération, celle du sida et du chômage, de Bernard Tapie à Gym Tonic, n’est pas toute désabusée et cynique.
En même temps ce préjugé anti-beau est un peu dur car je pense qu’il y a des très beaux très intelligents aussi.
Et pour le retour de bâton, j’aime croire à cette théorie aussi et parfois elle se vérifie mais parfois non. J’ai des preuves de ce que j’avance.
La mère Minos : j’aime bien l’idée d’être toujours sur le fil même si c’est usant. Quand au « plus c’est gros, mieux ça passe » tu as parfaitement résumé notre société actuelle.
M1 : mais ouiiiiiii Rachida Dati me fait rêver quant à Besson je n’en parle pas !!! Non mais comme disait la mère Minos, il faut pouvoir se regarder dans un miroir.
Pour le ashram, je suis plus cosmique que ça comme fille dans mes réflexions. Tu vois la théorie du big bang, de l’univers dans une tête d’épingle et de la seconde d’avant ? Ça me met en transe…
Bonnie : moi j’avais dit entre autres Titouan Lamazou ou Madonna (mais plus jeune pas maintenant). Ou on avait dit aussi la femme de Bono je crois mais à bien y réfléchir, elle ne doit pas avoir une vie si facile, je veux dire émotionnellement parlant.
Sur le côté remise en question, et un peu « déprime »
A 30 ans, j’ai fait une grosse fête d’un week-nd (qui m’a mis en froid avec mon banquier pour quelques mois) pour ne pas complètement déprimer. Je n’avais rien de ce que je voulais à ce moment là.
A 30 ans et 4 mois, je rencontrais ma future femme :)
Bon dans mon milieu, le physique joue assez peu, cela se saurait si les geeks étaient des playboys :)
Oui mais Bulles, voilà la difficulté de l’exercice : on n’a pas le droit de prendre des morceaux de vie (exemple : je veux être Madonna époque True Blue jusqu’à Erotica non inclus, puis reprendre à Bed Time Stories jusqu’à Music), ou de adapter la vie en question (je veux être la femme de Bono, à la condition que Penelope Cruz n’existe pas). Il faut TOUT prendre.
BB : ton histoire me fait penser à du Anthony Robbins « un jour j’ai pris les choses du bon côté et tout a changé ». Je dis ça sans moquerie aucune, ça marche ces trucs.
Bonnie : il y a la réussite mais aussi des moments « down » qui ne nous font pas rêver. Tiens c’est ça la vie peut-être.
Hhaaannn comment vous êtes méchantes tout ça parce que je m’exprime pas aussi bien que vous!
Bonnie : Je crois justement que tu es à l’aboutissement de cette reflexion : Il faut effectivement TOUT prendre, et c’est là qu’on se rend compte qu’on est pas si mal non ? Tu le dis toi même!:)
Bulles : TA génération, héhohého je veux bien qu’on ait quelques petites années d’écart, mais je crois qu’à part Gym Tonic on a vécu les mêmes choses hein…
Sinon j’ai pas dit que les beaux étaient cons, j’ai dit que je leur accordais moins de crédits hein!
Minos : Croire que les méchants meurent toujours à la fin c’est sûrement naîf, mais je trouve que c’est un optimisme qui m’enlève beaucoup de soucis (et de rancune).
Et sinon aussi je voulais dire :
Madonna… Qui voudrait être Madonna ?
Pour la thune ? pour la peur de vieillir qui doit la rendre folle ? pour la perte d’inspiration ? Pour les fashion faux pas ? pour la solitude constante dans laquelle elle doit être ? jamais de la vie je voudrais être elle…
je crois que je préferais être celle qui a écrit ses tubes plutôt qu’être celle qui les chante.
Rachida Dati ? Elle s’emmerde comme un rat mort à Strasbourg, la France entière se fout de sa gueule, elle a une voix de travelo aux guignols et pas de mec
Eric Besson ? No comment en voila un beau retour de baton. Être l’homme le plus détesté de France, ça doit quand même toucher un peu non ?
Miss France ? Miss France ?
Bon j’arrête après Bulles elle va dire que je fais juste râler ! :)
Moi je voudrais être Eve !
Et ne vois aucune malice dans cette remarque, j’aime bien ta façon de t’exprimer et de regarder la vie du bon côté ainsi que l’humour dont tu fais preuve.
Et si je ne peux pas être Eve, alors je choisis d’être Lady Gaga ;-)
ben dis donc j’arrive après la bataille, moi !
enfin je voulais juste dire qu’il y a surement des gens magnifiques qui sont aussi supremement intelligents, mais ils sont probablement un peu prétentieux, et moi je préfère les gens un peu simples mais qui se la raconte pas.
A l’école c’était: « Peut mieux faire »….
Oui…
Mais comment?
C’est marrant, je me pose les mêmes questions depuis un petit moment…
Eve.G : dis donc tu m’as convaincue, je ne veux plus être Madonna ahahah ! Et je crois que je vais suivre ton conseil, je te raconterai ça…
La mère Minos : moi aussi j’aime bien voire j’admire ça ! Mais en revanche je ne veux pas être Lady Gaga… elle se sape trop mal !
France : voilà c’est dit !
Le journal de Chrys : la première qui trouve prévient l’autre ;-)
Mlle Jones : bienvenue ici et bienvenue au club !
Quand on arrive après Eve G, y a plus rien à ajouter.
J’aime bien aussi l’idée de Baraginie sur le fait qu’il faut etre heureux pour soi.
Enfin mon problème, c’est que tout le monde m’a toujours dit: mais tu pourrais pas faire comme tout le monde?
On me l’a dit, on me l’a répété, de ma plus tendre enfance à maintenant (enfin moins depuis que je suis mariée, ça doit etre parce que le mariage, c’est un truc que tout le monde fait, et ça a rassuré la terre entière).
Et alors, faut-il faire comme tout le monde? D’ailleurs que fait tout le monde? Faire comme tout le monde amène-t-il à la réussite? Quelle réussite?
Les modèles de réussite diffusés par « les médias » sont conçus (plus ou moins délibérément) pour nous faire culpabiliser. Il est en effet plus facile de vendre des produits et services à des personnes fragilisées. Ceci dit sans vouloir pérorer ni colporter une quelconque théorie du complot. Quoi que.
Si je devais choisir un parcours, je crois que je prendrais celui de quelqu’un qui a fait plein de trucs différents dans sa vie, qui a osé tout chambouler et tout recommencer… mais la, pour l’instant, ca vient pas.
Le problème d’être « doué » dans quelque chose, c’est que tu sembles parfois avoir les pieds et mains liés. C’est le syndrome du sportif, du top model (oui, je sais, on a du mal à se sentir concerné) qui ne se connait parfois pas d’autres talents que celui qui l’a propulsé. Je me pose souvent la question de ce que je pourrais faire en dehors de mon métier (scientifique en l’occurrence) et je me dépite en me disant que je ne sais rien faire d’autre (enfin, dans mes périodes Calimero…). Sans prétendre être particulièrement douée, le talent est parfois une sorte d’obligation, car surtout, surtout, il ne faut apparemment pas gâcher ! C’est lourd !
Je dirais donc que ne pas avoir de talents bien identifiés permet également d’avoir un champ d’action plus large ! Et puis, lorsque j’ai lu ton texte « l’appel du large », j’ai vraiment pensé que tu avais un talent que tout le monde n’a pas !
Ca y est, j’ai fini….
Plus je me compare aux autres, plus je me sens mal, je déteste me sentir envieuse. J’essaie de m’auto-féliciter quand je me sens fière d’avoir accompli quelque chose de bien sans attendre de retour particulier de l’extérieur. Le pire, c’est de ne pas oser, le truc qui coince souvent chez moi.
L’armadio : « faire comme tout le monde » c’est un concept étrange non ? C’est qui « tout le monde » ? Ce qui est sûr c’est qu’il vaut mieux faire comme soi déjà, même si ce n’est pas toujours facile de se trouver ;-)
AppAs : c’est pas faux ce que tu dis. J’ai déjà remarqué que les gens qui mettent en avant leurs choix et leurs styles de vie avec de nombreux détails et enthousiasme le font d’abord pour se rassurer eux… qu’ils ont fait les bons choix.
Louisesoon : merci ton témoignage est intéressant et surtout ce concept de ne pas « gâcher » son potentiel. Le truc aussi est que je crois que nous sommes d’une génération qui ne conçoit pas sa vie de façon linéaire…
Anaïk : alors que tu as tellement de talents !!! Tu as raison, les premières barrières que nous érigeons sont les nôtres.
Rachida fait rêver tout le monde, sa connerie est si délicieuse !
Le big-bang? oui je vois! t’es « aware »? : )
Oui c’est mon côté JC Van Damme…