Whatever works
Dès qu’un nouveau film de Woody Allen sort, vous pouvez être sûre que j’accours pour le voir. Ça n’a pas loupé, la semaine dernière je me suis précipitée pour aller découvrir Whatever works.
Allez j’attaque de suite mon moment préféré de la rédaction de ce billet : de quoi ça parle ? De Boris Yelnikoff (Larry David), génie de la physique presque nobellisé (hum ça se dit ça ?), presque suicidé et totalement divorcé. Pour couronner le tout il est hypocondriaque et misanthrope mais aussi doté d’une grande gueule à toute épreuve.
Donc ce vieux bougon de Boris tombe un soir sur Melodie, jeune fugueuse fraîchement débarquée de son Sud natal, qui s’incruste littéralement chez lui.
Aussi écervelée que Boris est brillant, Melodie va finalement se faire apprécier du grincheux qui contre toute attente va même aller jusqu’à l’épouser. Et bien sûr c’est là que ça commence vraiment…
Cette fois, Woody Allen a quitté Barcelone et réintégré ses pénates new yorkaises le temps de nous concocter ce petit film. Si Whatever works n’a rien de révolutionnaire, on est quand même dans la veine des films vintage de Mister Allen et comme j’apprécie énormément, je n’ai pas boudé mon plaisir.
Humour décapant, répliques tordantes, situations ubuesques, introspection constante du personnage principal, décorticage psy… tout y est et franchement c’est un régal !
Si Woody Allen ne joue pas dans cet opus, il y a disséminé des bouts de lui – comme d’hab – : le groupe de jazz de Boris, New York sous toutes les coutures, une variation sur la différence d’âge et socio-culturelle dans le couple… Une chose m’intrigue d’ailleurs, il est encore une fois question de ménage à trois, à croire que c’est un sujet qui fascine le réalisateur !
J’ai adoré Evan Rachel Wood qui interprète Melodie, parfaite en jeune ingénue blonde à souhait et d’une candeur affligeante : une vraie sucrerie cette fille !
Et j’ai surtout craqué pour ce cher Boris car nous avons un point commun lui et moi : la vision globale.
J’explique : Boris est obsédé par la destinée du monde qui poursuit sa route pendant que lui vit sa propre vie. Une vision des choses plutôt angoissante, on pourrait appeler cela de l’ultra-conscience.
Et bien moi, j’ai la fâcheuse tendance à tout ramener à la perspective de l’univers ou du cosmos, comme vous voudrez. Du genre : « Mais qui sommes-nous simples microbes dans cet univers infini ? » « Mais pourquoi donc s’acharner à tracer des routes / construire des tours / travailler comme des dingues puisque mis en perspective à l’échelle de l’infini, tout cela n’est rien ! » « Mais où va l’humanité si nous sommes seuls dans le cosmos ? » « Qui se souviendra de nos petites luttes quotidiennes le jour où la Terre explosera ? ». Rassurez-vous, ça va beaucoup mieux, merci !
L’espace d’un instant, je me sentie moins seule puisque Boris, tout comme moi, a cette vision globale. Du coup je pense qu’il faut absolument que je rencontre Woody Allen, on a beaucoup de choses à se dire…
Madame Kévin a également vu le film et elle vous en propose sa vision très intéressante sur son blog.








Je n’ai pas vu beaucoup de films de Woody Allen mais j’aime bien ce qu’il fait. Comme d’habitude, tu nous parles très bien ciné. En tous cas, beaucoup mieux que la chronique ciné dans mon Téléstar !
Je ne savais pas que tu avais cette lourde charge sur les épaules de la “conscience” de l’univers ! :-)
C’est intéressant cette vision globale. Ça permet, encore une fois, de relativiser nos petits problèmes d’humbles mortels, misérables microbes que nous sommes !
Tu sais que j’ai appris par ma soeur qu’un nouveau Woody était sorti ? Je n’ai vu aucune affiche… et comme j’ai été à l’ouest toute la semaine je ne me suis pas renseignée plus que ça… Je vais essayer de dénicher une salle où le film passe !
Ah c’est drôle, moi aussi j’ai tendance à tout reporter à l’univers, et à notre insignifiance face à ça.
Mais autrement, j’ai souvent été déçue par les films de Woody Allen, je ne suis pas sûre qu’ils soient faits pour moi.
Bon et bien après une telle chronique, ça donne envie d’aller le voir :)
Ah t’es comme ça toi ?
Moi ça m’arrive de prendre conscience que tout ne se rapporte pas à ma petite personne, mais c’est tellement énorme que je préfère refermer la porte tout de suite.
Du coup j’en reste à avoir une vision globale-famille-amis.
Sinon je vais me choper une tumeur au cerveau.
Je suis pas la plus grande fan d’Evan RW mais il paraitrait qu’elle est bonne actrice et puis bon… j’aime beaucoup Woody Allen. Alors j’irais le voir.
Par contre c’est sorti en toute discrétion ce truc!!
Ouais voilà, l’ultra conscience, c’est exactement ça. Cette envie soudaine de hurler en réunion “Mais sinon, vous savez qu’on va tous mourir ??” Aaaaaaaaaaah :-)
Volontairement, je ne lis pas ton billet car je vais voir le film cette semaine !
Je reviendrai le lire quand j’aurai vu le film et quand j’aurai rédigé mon post à son sujet : ce sera intéressant de comparer nos visions.
Célinette : je suis contente de mettre la pâtée à Téléstar ! Effectivement cette lourde charge permet de relativiser mais aussi de bien se prendre la tête ;-)
BSG : tu devrais trouver je pense assez facilement. Tu me diras ce que tu en as pensé.
black panther : exactement, notre insignifiance :-)
Bouquiner : merci !
Eve.G : oui Evan Rachel Wood est super dans le film. Je ne crois pas l’avoir vue dans un film avant ou alors je ne m’en souviens pas.
Bonnie : j’étais sûre que tu verrais de quoi je parle, le “mais vous savez qu’on va tous mourir ???”
Madame Kévin : ça marche, j’attends ton retour avec impatience !
Tu m’as donné envie de le voir ! J’ai l’impression que ça fait des siècles que je suis pas allée au ciné, j’ai honte, tu me vois pas mais je me cache derrière mon coussin ! Sinon régulièrement j’ai des assauts d’ultra conscience aussi et particulièrement : “mais à quoi ça sert de travailler, de gagner de l’argent et de le mettre de côté puisqu’on va mourir ?” , “Dépensons-le (enfin ce qui restera après les soldes) et allons vivre sur une île déserte !” Mais bon, vu comment je hurle quand je regarde Kho lanta, l’île déserte ça va pas le faire…
@ Bonnie : Trop drôle !
C’est vrai ça que l’on va tous mourir… Même M.J. Il est mort, alors, ce phénomène là est inéluctable malheureusement. C’est pour ça qu’il faut profiter de la vie et user parfois d’une cervelle de hamster, histoire de ne pas se miner les sangs avec un truc que l’on ne peut pas éviter et qui arrivera de toute façon… I.N.É.L.U.C.T.A.B.L.E, c’est bien ça.
Là François Valéry (Valérie ?) devrait se mettre à chanter “aimons nous vivants” pour illustrer mon propos, mais mon iPhone n’est pas 3G’s alors je me dis que la planète devra tourner encore un peu le temps que je m’en offre un.
Salut à toutes, je suis rentrée !
Isa Jones : tu as d’autres alternatives que Koh Lanta.
Bon en tout cas je me sens moins seule.
Eve.G : oui on se marre ici !
La mère Minos : QUOI ???? Michael Jackson est mort ????
Mon nouvel Iphone 3G’s attend sagement dans sa boite la relève du nouvel opérateur (J-2), ensuite je pourrais écouter “Aimons nous vivants / N’attendons pas qu’la mort nous trouve du talent” jusqu’à plus soif !
C’était bien les vacances ? T’as bien fait de rentrer, il fait froid maintenant !
Je t’ai rajoutée dans les liens pour le tag ! Je serai très intéressée par tes réponses.
J’adore surtout quand la chère Evan Rachel Wood essaye d’expliquer à son tour la vision globale :)
Je viens de le voir. C’était pile le film qu’il me fallait !
Madame Kévin : je vais m’y mettre, promis !
Little Style Box : oui il faut avouer qu’elle est assez géniale !
Frieda : assez réjouissant non ?
je réagis un peu tardivement à ton billet mais ça y est, je suis allée voir le film hier soir! Je t’avoue que Woody Allen a tendance à m’agacer par moment, mais il est quand même très bon! J’ai passé un super agréable moment avec “Whatever works” et “la vision globale” de Boris: je suis fan!
T’as dû kiffer Melancolia.