La femme Rykiel en question
Si tout se passe bien, à l’heure où vous lirez ces lignes, je serai en train de dévaler les pistes enneigées et me gaver de spécialités savoyardes. Mais comme je suis définitivement accro sympa, je vous ai préparé deux-trois petits billets pour la semaine.
Je suis allée voir l’exposition Exhibition consacrée à Sonia Rykiel aux Arts Décoratifs et j’en suis sortie avec un sentiment contrasté. D’abord, et peut-être surtout, parce que j’ai eu du mal avec la scénographie. Pour faire court, j’aurais bien eu besoin d’une lampe torche pour lire les textes explicatifs et consulter les archives d’époque. Mais passons…
Cette exposition a été montée à l’occasion des 40 ans de la maison Rykiel. Quarante ans c’est beaucoup et en même temps c’est peu au regard de l’histoire du vêtement.
Si je n’ai pas été bluffée par sa technique, en revanche j’ai aimé la volonté de Sonia Rykiel de ne pas entraver le corps des femmes, voire même de le libérer de certaines contraintes. Le confort et l’élégance – fluidité des matières, touches d’humour, mains dans les poches… – j’adhère !
J’ai aussi découvert des pièces “anciennes” totalement actuelles : combinaisons, robe à motifs envahissants, gros gilets en maille, les rayures, le style masculin-féminin…

Mais autant certaines lignes me plaisent, autant je ne peux pas m’identifier à ce qu’on appelle la femme Rykiel. Cette femme de Saint-Germain des Près que la styliste s’évertue à célébrer au fil des collections. Cette femme ne m’est pas familière. J’ai du mal à adhérer à ce parisianisme porté aux nues et à cette créativité en marche pour un corps nécessairement menu. Du moins c’est la sensation que m’a laissé l’exposition.
Et je me suis alors demandée : est-ce qu’un créateur de mode doit s’adresser à toutes les femmes ou à une seule en particulier ? Qu’est-ce qui fait qu’on l’aime : qu’il parle à notre petite personne ou qu’il emploie un langage universel ? Je n’ai pas la réponse.
“Sonia Rykiel Exhibition” jusqu’au 19 avril 2009. Les Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli Paris 1er





Tout à fait d’accord avec toi.
Rykiel s’adresse à une femme en particulier, comme tu dis, la mignonne menue.
Les rayures ne vont pas à tout le monde, j’en sais quelque chose. ;-). Mais, c’est plutôt joli à regarder sur les autres !
Bonnes vacances, transmets mon bon souvenir à Raclette, Fondue et Tartiflette (de très bonnes copines celles-là).
Jalouse, je suis jalouse! Si j’étais parisienne, je serais allée la voir cette expo!
D’ailleurs, moi qui suis des Alpes, ayant découvert assez tard en quoi consistait la femme de Saint-Germain des Près ainsi que tous les autres codes parisiens, j’ai toujours apprécié Sonia Rykiel. Sans en connaitre les codes, donc. Et ainsi, elle est partie d’une idée d’une femme précise qui en réalité a répendu cette idée au-delà du lieu où l’on pouvait comprendre en quoi consitait cette femme.
En revanche, ses silhouettes sont vraiment pensées pour une femme menue, mais ça c’est dans l’air du temps.
Bon ski et n’oublie pas le gratin dauphinois ou savoyard!
C’est du Rykiel ta combinaison de ski ?
Annabel : le bonjour est passé, je vois tes copines tous les jours ;-)
L’armadio : savoyard donc ;-)
Bouquiner : non c’est une Dior !!