Jean la poisse

© V. Riou / prb.fr
Alors aujourd’hui je vais vous parler de voile. Ouaip ! Quelque chose me dit que ça va moins passionner les foules que le non-congé mat’ de Rachida ou le nouveau catalogue de La Redoute, mais enfin voilà : j’aime bien !
Alors je ne sais pas si vous avez suivi le Vendée Globe cette année mais c’est un peu l’hécatombe. Sur 30 bateaux au départ, il en reste 12 en course : entre avaries, démâtage, blessures… nombre de participants ont été contraints à l’abandon.
Celui qui a la palme du « pas d’bol » c’est Vincent Riou. Alors qu’il pointait en 3e position au classement, il s’est dérouté mardi pour aller récupérer Jean Le Cam dont le bateau (VM Matériaux) a chaviré (après avoir perdu sa quille) au large du cap Horn. Donc Vincent, il sauve Jean et vlan ! pendant la manoeuvre, il endommage son mât.
Malgré une réparation de fortune, le bateau de Riou, PRB, a démâté mercredi soir. Donc là autant vous dire que la course était finie pour lui aussi. Et que les deux se sont retrouvé naufragés (Le Cam pour le 2e fois de la course si vous suivez bien) avant d’être remorqués en terre chilienne.
Alors l’autre soir, on en parlait (avec un très proche qui lui, effectue la course en mode virtuel, c’est plus sûr) et on se disait que c’était quand même les glandes de casser son bateau (savez-vous ce que coûtent ces engins ? comme les concurrents galèrent –ahah- pour se faire sponsoriser ?) en allant secourir un autre concurrent. « Merci Jean ! » qu’il doit se dire Vincent !
Mais en même temps, pour Vincent Riou il était inimaginable de ne pas aller secourir Jean Le Cam. S’il ne l’avait pas fait, il l’aurait sans doute regretté amèrement et les conséquences auraient pu être dramatiques.
Et surtout, il y a une sorte de code d’honneur dans ce sport (assorti d’obligations réglementaires certes) et on ne laisse jamais un marin à la mer, quelles que soient les conséquences et les risques encourus. Et moi je trouve que c’est beau.
Pour suivre la fin de la course avec ce qui reste de concurrents, c’est ici. Bon week-end !






Mademoiselle ? Madame
Bravo pour ce choix de sujet certes moins attrayant que la Redoute mais je soupçonne tout de même une pointe d’ironie quant à l’angle et au choix du marin, du reste un des plus titré de cette course.
Un petit article sur le Paris Dakar d’Amérique du Sud ???
C’est vrai que c’est beau d’arriver à boucler le Paris-Dakar sans passer par l’Afrique… Enfin pour savoir ce que j’en pense, il suffit de réécouter la chanson de Renaud « 500 connards sur la ligne de départ ».
Et sinon bien sûr que Jeannot a toute mon admiration, suis déçue qu’il ne finisse pas la course.