La femme du Ve
Je viens de terminer la lecture de La femme du Ve de Douglas Kennedy. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en parler ici, mais je dévore littéralement ses romans. Certes, à la longue, je dois avouer que le principe de sa narration “réussite sociale du héros / chute douloureuse et inexorable / rédemption / sauvetage miraculeux” est un peu répétitif voire sans surprise, il n’empêche que je dévore… parce que malgré tout, c’est haletant !
Et puis, l’auteur m’a aussi surprise et touchée avec Cul de sac, un thriller délirant très angoissant et La poursuite du bonheur à la narration si féminine.
Avec La femme du Ve, je m’attendais un peu au scénario habituel (hormis les deux titres cités plus haut, si vous suivez…) mais Douglas Kennedy a revu sa copie. Bien sûr le héros est encore embarqué dans de sombres histoires surréalistes mais cette fois, la fin est très surprenante voire fantastique et n’emprunte pas à ses codes habituels.
L’autre point intéressant, pour moi, est que l’intrigue de La femme du Ve se déroule à Paris, principalement dans le 10e arrondissement, un quartier que je connais bien. Pendant ma lecture, je visualisais vraiment les lieux décrits, chaque recoin de rue. J’ai bien aimé cette sensation.
Même si l’auteur n’évite pas certains clichés (il vit en Europe mais reste un Américain à Paris), on peut lui reconnaître l’audace de s’être aventuré, au moins par les mots, hors des sentiers battus du Paris romantique.





Je te trouve bien indulgente avec ce roman, qui moi m’a bcp déçue. J’ai tout lu de Kennedy, et celui ci est vraiment pas au niveau de mon point de vue. L’expatriation parisienne rend les clichés difficilement supportable, mais surtout l’explication “surnaturelle” des évènements que subit le narrateur est étonnante de pauvreté.
Un peu comme quand tu écrivais une rédaction en 4ème, et que faute de savoir conclure, tu t’en sortais par un piteux “mais tout cela n’était qu’un rêve …”
Moi dure ? naaan.
Au prochain !
moi, je reste une éternelle et inconditionnelle de “La poursuite du bonheur” et “les charmes discrets de la vie conjugale”…j’avoue que pour “la femme du Ve”, j’ai pas accroché sur la fin, le fantastique ce n’est pas trop mon truc!
Bon les filles, je me rends compte à la relecture de mon post qu’effectivement j’ai été bien gentillette avec Douglas, vous avez raison. C’est le problème lorsqu’on veut écrire des trucs avec une crève carabinée, on oublie la moitié de sa prose.
Comme vous je suis restée sur ma “fin” et c’est vrai que j’ai vainement attendu que Harry perce le mystère de Margit (par ailleurs très exaspérante je le concède).
Mais… je dois quand même être honnête et dire, malgré tout cela, que j’ai dévoré cet opus d’une traite.