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Pastels pas si mièvres

04/11/2008

La semaine dernière, je suis allée voir Le mystère et l’éclat, une exposition de pastels, au musée d’Orsay. Longtemps abandonné aux jeunes filles et considéré comme une pratique mineure, l’art du pastel a acquis ses lettres de noblesse lorsque des artistes de renom comme Degas, Millet ou Manet s’y sont intéressé.

A titre personnel, je pratique le pastel depuis peu. Si je prends beaucoup de plaisir à travailler la matière, à la sentir glisser sur la feuille, à fondre les couches de couleurs… je dois avouer que le résultat est rarement à la hauteur de ce plaisir : il manque de caractère et de relief.
Cette exposition était l’occasion de confronter mes impressions à des œuvres reconnues. Bien m’en a pris ! J’ai découvert que le pastel, loin d’être plat et mièvre, pouvait se parer d’aspérités selon le support sur lequel on le travaille. J’ai aussi admiré, avec surprise, des pastels tellement précis que l’on dirait des œuvres peintes voire des photos. J’ai appris qu’il existe autant de façons de faire que d’artistes.

Donc définitivement, le pastel n’est pas réservé aux représentations de petits chatons sur des coussins ou autres sucreries. Reste maintenant à me rendre à l’évidence que ma marge de progression est immense avant de pouvoir exposer mes œuvres dans mon salon…

Le mystère et l’éclat, pastels du musée d’Orsay, jusqu’au 1er février 2009.

En savoir plus sur l’exposition et le pastel : lire ici.


Photo empruntée sur le site du musée d’Orsay
: William Degouve de Nuncques « Nocturne au Parc Royal de Bruxelles » © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

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